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Variétés planchables ou non
Le but du planchage:
Reconstituer le jeu d'impression complet des 150 positions d'un des "galvanos utilisé pour l'impression d'un timbre qu'il était d'origine, en réunissant toutes les variétés connues.Le plancheur ne considére que des variétés non éphéméres et se retrouvant sur au moins deux timbres d'une même série et de même valeur.
Plusieurs types de défauts vont survenir : a) apparition de taches de la couleur du timbre, ou plus foncées ; b) blancs c) cassures des filets extérieurs d) défauts d'usure e) défauts de manipulations (chocs, rayures dues au nettoyage , ....)
Caractéristiques communes aux classiques
En tournant dans le sens des aiguilles d'une montre de l'extérieur du timbre vers le centre, en partant de l'Ouest, nous rencontrant le filet extérieur Ouest, Nord, Est et sud
puis la grecque Nord ouest , le fleuron Nord Ouest, la légende supérieure, le fleuron nord Est la grecque Nord Est , la grecque sud est, le fleuron sud est, la légende inférieure, le fleuron Sud Ouest, la grecque sud ouest
Des filets intérieurs,ouest, nord,est sud, ouest; puis les 4 imbriquements ; ensuite les deux cercles et les perles ; ensuite le médaillon et la figure centrale
filets extérieur
fleurons
legendes
imbriquements
cercles
perles
effigie
Des variétés non planchables
Nous éliminons les variétés de dentelure, de papiers, des variétés d'impression comme les plis accordéon, les anneaux lunes liées à une perforation sur un "galvano" pendant l'impression, ...etc.
Les fonds lignés: une variété d'impression
Les fonds lignés sont globalement assez courants (c'est la trame du blanchet, étoffe interposée entre la feuille à imprimer et le "couvercle" de la presse, qui provoque ces lignes à l'impression lorsque les fils de l'étoffe sont "durs", ils sont d'ailleurs horizontaux ou verticaux).

Défaut du poinçon
Défaut du poinçon de service l'ajustage du goujons portant la valeur du timbre.

Le défaut se trouve avant la valeur soit à droite soit à gauche.
Les retouches
Anatole Hulot est un grand professionnel et il a la maitrise de la galvanoplatie. La documentation des premiers plancheurs parlent de retouches. Mot galvaudé; il ne faut pas oublier qu ele rôle de Hulot est de dupliquer à l'identique l'image du poinçon original. Une commission spéciale vérifien le travail après toutes les impressions. Les variétés "retouché" sont souvent invisibles par les non professsionnels.
Une retouche sur un "galvano" est techniquement impossible.
Toute tentative sur le "galvano" aura une issue comparable au défaut du 138 B1. L'article du Général Dumont qui fut un des premiers à signaler ce défaut à transformation
Comment Hulot intervenait-il? Aucun écrit n'existe qui mous parle de ces problèmes et de la façon dont il les résolvait. Pour moi Hulot intervenait en faisant modifier la mise en train ou le pression sur la feuille au moment de l'impression. C'est un grand professionnel et il nous l'a prouvé en particulier lorsque le "galvano" de la planche A c'est cassé et qu'il a mis au point comme solution de "galvanos " mosaïque et c'est l'époque des remplaçants. Il est resté sur l'entreprise de fabrication des timbres postes de 1848 à 1876. Durant son passage, il a imposé à son équipe le soin à apporter aux "galvanos" dans la manipulation et le nettoyage. Il y a très peu de rayures sur les timbres de 1848 à 1876; il faudra attendre le type 3 du n°60 C pour avoir de grandes quantités
Les essais, la mise en train et l'impression
Voir l'histoire de l'Empire du docteur Fromaigeat ou Les émissions de Timbres Poste français de 1848 à 1900 par Georges Bunuel
Sur l'identification des positions
Comment procéder
Il faut avoir un important du même timbre ou d'enveloppes du même timbre.
Une bonne loupe (grossissement 5 à 10) ouu un microscope (moins facile à utiliser sur un lot)
La documentation existente au moment ou on commence un planchage
Les outils anciens
des photos (3 photos de 50 timbres accompagnaient les documents des premiers plancheurs)
Un exemple: La grande cassure
3 images avec un dessin du timbre comportant 50 variétés
un exemple:: Le panneau G1 du n°14A
Des brochures publiés par le monde des philatélistes ou des articles publiés par des revues philatéliques
(vous pouvez lire sur le site dans la documentation du n°14 la brochure suivante par exemple)
Pierre Matan du groupe du site du planchage des timbres classiques a réalisé des petits logiciels d'identifications
Les outils nouveaux
Inspiré du jeu de la bataille navale
L'image du timbre est divisé en 12 colonnes numérotées de A à L et14 lignes numérotées de 1 à 14 soit 168 rectangles et on cherchera les positions ayant un défaut dans un de ces rectangles comme G12 (Colonne G et ligne 12)
Cet outil a été developpé par les sites du planchage des bleus de France
Quelques pièces exceptionnelles plus faciles à plancher
les bords de feuille

Pièce magnifique; le timbre du bas a le premier zéro en forme de U et il y a un point bleue surle E de "POSTES"
C'est la variété bien connue "postfs qui se trouve sur le "galvano" D2 C'est donc forcément les positions 81 et 91 D2

Ce timbre est un coin de feuille donc dans la position 150 et de la grande cassure donc du panneau A2 sur le timbre des colonies générales n° 23 Type 1. 150 A2
Remarque: Le "galvano" A2 est utilisé en France en dentelé et pour les colonies générales en non dentelé

La croix de repère est dans la colonne 5; donc cette paire verticale correspond aux lignes 14 et 15 colonne 5
Donc position 144 et 145
Le dédoublement de la ligne 14 est connu . C'est donc le panneau A4 ou B4
Utilisation d'un voisin
Ce timbre est une aide pour la reconstitutiuon des planches. 2 defauts un sur le fleuron droit (une encoche triangulaire et une rupture de filet face au fleuron de gauche et à l'encoche
les positions sont 35 est 36 du panneau D1. Cela permet connaissant une des deux positions de repérer l'autre.
c'est ainsi que les premiers reconstructeurs ont réalisé les planchages qui nous reviennent grace à leurs publications.
Les blocs, les paires et les blocs de 4
C'est avec ce matériel que nos anciens ont pu réaliser les planchages publiés. C'est un matériel bien difficile à obtenir de nos jours
je donne un exemple sur un bloc du 60B
...
La fabrication des timbres postes
Le poinçon original:
Le poinçon est en acier trempé dès sa finition.
Des emplacements évidés sont laissés de part et d'autre du mot « POSTES » où l'on pouvait fixer les goujons portant l'inscription des différentes valeurs nécessaires.
Le poinçon de service
Le poinçon original a un dessin en creux ici la lettre F vu dans un mirroir
à l'aide du balencier on imprime sur une matrice en plomb l'image dessinée sur le poinçon. Le f est maintenant en saillie et c'est un F
On introduit le goujon avec la valeur en saillie.
Avec le balencier on obtiend le poinçon de service (l'image est en creux avec la valeur faciale)
Fabriqué en fer, en bronze et en acier en France en 1831.,
et installé au siège de la Monnaie royale espagnole à Madrid en 1832.
Au Musée archéologique national d’Espagne (Madrid)
Les goujons
Par simple changement des goujons, sont ainsi crées des poinçons de service avec toutes les valeurs demandées.
A partir de juin 1861, les poinçons sont en acier et ils ne sont plus trempés.

La planche de 150 matrices
Grace au balencier, nous allons pouvoir obtenir à partir d'un poinçon de service 150 parrallélipipédes en plomb qui seront mis sur une plaque de marbre,face ayant le dessin du poiçon contre le marbreet sérrés dans un cadre en cuivre. on passe l'ensemble du cadre à la plombagine. Après séchage , le cadre peut etre rétourné. Ce procédé permet d'obtenir une face plane ayant pour dessin ; 150 images en principe identiques.
On place ensuite le cadre dans un bain ou il va être soumis à l'action du courant éléctrique . Un dépôt de cuivre plus ou moins épais se forme lequel va pouvoir donné une planche de 150 timbres appellée "galvano"

Une planche de 300 timbres est composée de 2 "galvanos " que les plancheurs nomment avec les lettres D pour le "galvano" droit et G pour le galvano gauche, suivi d'un numéro pour indiquer le tirage . Si les plancheurs ont un doute sur la place d'un des deux "galvanos, ils utilisent les premières lettres de l'alphabet.
Pour le n° 14A: 8 "galvanos" : D1,G1, D2, G2, G3, X, D4, D5
Pour le n°29 A: 4 "galvanos" : A1, B1, G1, D1
Pour le n°29 B: 4 "galvanos" : A2, B2, A3, B3
Le premier timbre
La naissance du timbre-poste
Un extrait de l’article Monika Nowacka publié dans Les nouvelles de l’estampe n°239 en 2012 La naissance du timbre-poste
Tel n’était pas l’opinion d’Étienne Arago (1802-1892) qui, nommé directeur de l’administration des Postes après avoir été l’un des principaux acteurs de la Révolution de février 1848, s’inspire du modèle anglais et réussit à faire voter au mois d’août 1848 le décret-loi qui institue le port de 20 centimes pour une lettre d’un poids de 7,5 grammes, de 40 centimes pour celle de 15 grammes et d’un franc pour celle de 100 grammes d’un bureau de poste à un autre sur le territoire métropolitain. L’entrée en application du nouveau système tarifaire est alors fixée au 1er janvier 1849. En raison d’un si court délai, on renonce à organiser un concours de maquettes ainsi qu’à faire appel aux Britanniques. L’administration des Postes confie la conception du timbre à Jacques-Jean Barre (1793-1855), graveur général à la Monnaie de Paris. Celui-ci propose son projet, réalisé selon les règles imposées par le ministère des Finances1, à la Commission des Monnaies qui choisit entre les deux maquettes réalisées celle exécutée au crayon. Elle représente Cérès, la déesse latine des moissons, symbole de fertilité et de la toute jeune République. Couronné d’épis de blé, pampres, branche d’olivier, le portrait est placé dans un cercle symbolique de la monnaie orné de grènetis, qui rappelle la valeur et le prix du service que cette petite estampe sur papier gommé est destinée à rendre...
Les dessins
Jacques-Jean Barre,projet du premier timbre poste français, lavis à l'encre de chine sur carton,1848Coll. L'adresse Musée de la Poste, Paris
Jacques- Jean Barre, maquette acceptée du premier timbre poste français, dessin au crayon sur plaquette d'ivoire,1848. Coll. L'adresse Musée de la Poste, Paris
Jacques-Jean Barre
a plusieurs procédés de fabrication à sa disposition mais, suite à son voyage en Angleterre dont l’objectif était de voir la fabrication du timbre-poste à l’effigie de la reine Victoria, il choisit la « taille en relief sur acier ou gravure typographique » pour son timbre. Il est convaincu que ce procédé est celui qui « offre le plus de garanties contre les faux ».
Anatole Hulot (1811-1891), spécialiste de galvanoplastie est nommé « Adjoint au graveur Général des Monnaies » en juin 1848. L’administration des Postes lui confie la reproduction galvanoplastique du poinçon de Barre, tandis que l’impression des figurines est dirigée par l’imprimeur Ghislain Taquin, promu au rang de « prote spécial ». Le poinçon original en acier gravé par Barre sert de matrice unique pour tous les timbres à l’effigie de Cérès qu’elle qu’en soit la valeur faciale, cette dernière étant gravée sur deux goujons amovibles. Le procédé de fabrication par galvanoplastie permettait de tirer des feuilles





